Compte rendu du Grand 24 Heures du COQ 2018

Du 18 mai 17 h au 19 mai 17 h

Encore cette année, l’activité s’est déroulée relativement tôt en mai et a tout juste devancé le pic de la migration des parulines, sans grand dommage toutefois. L’an prochain, nous reviendrons à des dates plus tardives en espérant que le printemps, lui, ne sera pas trop hâtif.

Le printemps a été froid et nuageux dans l’ensemble dans tout le nord-est américain, ce qui a retardé le début de la feuillaison et quelque peu bloqué la migration de plusieurs passereaux. L’observation s’est donc faite dans des feuillus nus ou à peine débourrés. La période du vendredi a commencé par du temps frais et des vents du nord-est suivis d’une nuit froide et calme. Les gants étaient de mise le samedi matin, mais le temps s’est vite réchauffé pour atteindre la vingtaine de degrés en après-midi.

Pour cette vingt-et-unième édition, nous avons totalisé 198 espèces, soit six espèces de plus que la moyenne de tous les 24 heures et quatre de plus que l’an dernier. Pas mal pour des dates si hâtives. Ce sont donc les canards et plus généralement les oiseaux aquatiques qui ont volé la vedette cette année, avec plusieurs raretés au final : Canard siffleur découvert le 16 mai par Chantal Labbé, Marc Grondin et Michel Lacroix aux étangs d’épuration de Saint-Jean-Chrysostome et qui est gentiment resté sur place pour les 24 heures; Fuligules à tête rouge par François Chabot à la station d’épuration de Sainte-Claire; Eider à tête grise femelle à Baie-Sainte-Catherine par Jacques Lachance et Danielle Boutin; Arlequin plongeur femelle à La Malbaie par Peter Lane et Maurice Raymond; Grèbe esclavon dans la baie de Beauport par Gérard Cyr; Guillemot de Brünnich à Rivière-Ouelle par Claude Auchu et Christiane Girard. Seul le Le Harle couronné manque à l’appel parmi les espèces aquatiques régulières

Du côté des oiseaux plus terrestres, soulignons la belle découverte d’un Pic à ventre roux au Domaine de Maizerets par Jean-Pierre Ouellet et Michèle Lafleur juste avant la fin des 24 heures; un Pic à dos rayé à Baie-Sainte-Catherine par Jacques Lachance et Danielle Boutin; non pas un mais deux Bruant des plaines sur le 3esup> Rang Ouest, un à Grondines par Louis Messely, Julie Goulet et Jean-François Bédard et un autre à Saint-Marc-des-Carrières par Suzanne Blackburn et Serge Lemieux; un Bruant des champs découvert le 12 mai par Guy Germain à la station d’épuration de L’Islet et revu le 19 par David Tremblay et Richard Jones; enfin, il ne faut pas oublier un surprenant Harfang des neiges repéré vendredi soir le long de l’autoroute Dufferin par Céline Maurice. Parmi les absents notables, la Paruline triste et le Passerin indigo se démarquent particulièrement, victimes collatérales de la date hâtive.

Ce fut somme toute une très bonne édition agrémentée par une météo clémente. Je voudrais également souligner l’utilité d’un outil comme eBird Québec dans ce genre d’activité. On ne peut plus s’en passer.

Un gros merci à tous les participants!

Le coordonnateur du 24 heure du COQ,
Gaétan Lord



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